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 écrits, articles et conférences 
Marcher en ville, une écopoétique
le paysage urbain comme milieu de vie
Traversée critique modèles paysagers
de la fiction verte à l'écopoétique
Dans les paysages de Motten Morvan
un art écologique, du projet de création-recherche à l'éco-formation
Nature et photographie paysagère
émergence d'un regard écologique
Ecologie et photographie
une nouvelle vision du paysage
Ecofictions paysagères
la fiction verte et ses alternatives
Praxis du graphisme et écologie
un engagement au-delà de la fiction verte
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Marcher en ville, une expérience écopoétique :

le paysage urbain comme milieu de vie

 

Conférence présentée lors du colloque international de l'Atelier d'écopoétique

"Réenchanter le sauvage urbain : percevoir, penser et vivre avec la nature en ville",

du 11 au 14 juin 2019 à Perpignan.

écoutez l'enregistrement audio de la conférence :
Conf. Marcher en ville, une expérience écopoétique - Anaïs Belchun
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Traversée critique des modèles paysagers :

de la fiction verte à l'écopoétique

 

Conférence présentée lors du colloque interdisciplinaire

"Approches éco-systémiques et sensibles du paysage : des sciences de la nature aux arts du paysage",

du 22 au 24 mai 2019 à l'Université de Toulouse - Jean Jaurès.

(le texte sera prochainement disponible ici)

Dans les paysages de Motten Morvan :

un art écologique, du projet de création-recherche à l'éco-formation

 

Conférence présentée lors du séminaire de création-recherche

"Approches écologiques et sensibles du paysage : pratiques artistiques,

le 20 février 2019 à l'Université de Toulouse - Jean Jaurès.

(le texte sera prochainement disponible ici)

Nature et photographie paysagère :

émergence d'un regard écologique

 

Article commandé par la revue culturelle suisse Choisir,

publié en ligne le 28 juin 2017 sur le site internet de la revue.

(voir l'article en ligne)

Texte

Si la photographie n'est plus considérée comme image objective du monde, elle reflète pourtant la vision que nous en avons: l'évolution de notre vision de la nature et celle des représentations paysagères sont donc liées.

Du XIXème siècle à la fiction verte contemporaine

 

Les premières photographies de paysage, documentaires ou artistiques, reflètent une vision de la nature héritée de l'époque classique: représentation figurative, frontale, distanciée. La nature est vue de l'extérieur, étudiée par les scientifiques et représentée par les artistes, comme un ensemble d’objets posés les uns à côtés des autres.


Les représentations illustratives culminent dans la carte postale, qui reprend les codes picturaux de paysages bucoliques ou pittoresques, mettant en scène une nature humanisée et idéalisée. Émerge ensuite l'idée d'une nature sauvage et sacralisée, incarnée dans le «Wild West» américain et une nouvelle esthétique paysagère: le sublime.


Mais au XXe siècle, l'écologie fait évoluer notre vision de la nature. À l'origine discipline scientifique, elle est vite utilisée dans des discours politiques ou marketing. Des images stéréotypées de la Terre et de la Nature, réduite à la végétation puis à la couleur verte, deviennent les symboles d'un ensemble flou se rapportant à la nature, l'environnement et l’écologie.
Les codes paysagers classiques se retrouvent dans des «clichés» publicitaires, dans les deux sens du terme. Bucolique: prairie d’herbe verte avec un arbre solitaire sous le ciel bleu; ou pittoresque, sublime, spectaculaire: forêt foisonnante, montagne enneigée, coucher de soleil sur la mer, etc.

Ces images ne présentent pas un lieu réel et singulier, et ne sont pas représentatives de la diversité naturelle, ni de l’écologie. Elles sont des représentations fictionnelles, utilisées pour leur pouvoir suggestif. Cet effet-écologie s’érige en récit sociétal: la «fiction verte».

Écologie et paysage au XXe siècle : une nouvelle vision du monde


L'essor de la science écologique, «étude des relations entre les êtres vivants et leur milieu», fait émerger une autre vision. La notion de milieu, qui inclut des éléments vivants et non-vivants, remplace l'environnement figé par un système d'organisation fonctionnel: l'écosystème.


L’écologie s’intéresse à l'organisation et aux interactions entre les constituants de la nature. Celle-ci est redéfinie comme «un système dynamique global, ensemble de processus et de relations» (Loïc Fel, L'esthétique verte, éditions Champs Vallon, Ceyzérieu 2009), dont la science révèle l’unité systémique. Une vision holistique du monde à l'échelle planétaire.


Face à la nature ainsi redéfinie, «l’expérience esthétique ne se réduit plus à la contemplation frontale d’un objet, elle s’étend à l’expérience de phénomènes complexes interdépendants», note Loïc Fel. Le paysage devient un ensemble dynamique dont nous faisons partie. Des philosophes tels Alain Roger ou Augustin Berque mettent aussi en avant la dimension culturelle du paysage, considéré comme construction artistique ou relation entre l’Homme et le monde. L’esthétique paysagère passe alors d’une représentation du lieu à une présentation des liens: relations écosystémiques ou relation homme-nature.

Nouvelles orientations de la photographie de paysage


À la fin du siècle, urbanisation, tourisme et prise de conscience écologique entraînent un intérêt nouveau pour le paysage, qui devient «un écrin de vie à préserver». Le paysage documentaire évolue, avec les missions photographiques observant les dynamiques paysagères (notamment en France pour la Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR) entre 1963 et 2014, Observatoire des Paysages1) et l'écologie du paysage (prises de vue aériennes permettant d'appréhender les relations entre écosystèmes à grande échelle). Intégrant les relations entre l'humain et le milieu, ces images présentent la nature sans l’idéaliser.


Des artistes réutilisent les savoirs et démarches scientifiques. The lagoon cycle, œuvre de Helen Mayer et Newton Harrison, présente l'écosystème d’un lagon sous forme d'un récit constitué de photos, croquis, cartes et textes. La photographie de paysage opère le passage entre le site réel, le concept scientifique et le territoire de l’imaginaire.

Autre orientation de l'art du paysage: l'art in situ. Des installations de Land Art aux promenades d'artistes, l'œuvre est réalisée dans et pour un lieu singulier. Le spectateur est en situation d'immersion, faisant appel à tous ses sens. «Il ne s’agit plus de contempler le paysage, mais de l’habiter », témoigne Loïc Fel. Cette approche fait écho à la vision écologique de la nature, comme système global dont l'homme fait partie. La photographie permet de représenter l’œuvre hors-site (exposition ou livre): il ne s’agit plus de représenter un paysage, mais une œuvre dont le paysage fait partie tout en la dépassant.

La problématique écologique peut être explicite. Pour donner à voir et dénoncer la pollution, Nicolas Uriburu colore des fleuves avec un pigment vert fluo, rendant directement visible dans le paysage les flux de matières chimiques dans l'eau.

De la prise de conscience écologique découle aussi une éthique et une esthétique de la simplicité, évoquant la relation homme-nature de manière plus personnelle et sensible. Ainsi Andy Goldsworthy travaille avec le paysage, cherchant un contact instinctif en harmonie avec la nature. Ses photographies d'installations éphémères, constituées d'éléments naturels, encensent la beauté de la nature: lignes de feuilles en dégradé de couleurs, jeux de lumières sur des sculptures de glace, etc.

Enjeux de société


Cette évolution de notre manière de voir et représenter la nature entraîne le développement de nouvelles pratiques et esthétiques paysagères. La représentation du réel par la fiction artistique permet alors de mieux le comprendre. Car l'importance de ces photographies réside dans l'expérience partagée de la nature comme un ensemble qui nous englobe et nous dépasse. Participant à l'invention d'une nouvelle manière d'habiter le monde, ce développement culturel répond ainsi à des enjeux de société cruciaux, ouvrant la voie à une relation plus harmonieuse avec la nature.

Anaïs Belchun,
LARA-SEPPIA, Université de Toulouse, UT2J, Toulouse, France

Ecologie et photographie :

une nouvelle vision du paysage

 

Communication présentée lors du colloque "Art, écologies et nouveaux médias",

le 23 octobre 2015 à l'Université Toulouse Jean-Jaurès.

Publié dans HAL (archive ouverte en ligne).

Texte
Sommaire

Introduction : photographie de paysage et écologie, quelques clichés


1. Approche culturelle de l’écologie : une nouvelle vision du monde
    - L’écologie, de l’approche scientifique à l’approche culturelle
    - L’écologie, une nouvelle vision du monde


2. Paysage et vision du monde écologique
    -  Approche culturelle et artistique du paysage
    -  Vision écologique et nouvelle vision de la nature
    - Une nouvelle vision du paysage


3. Nouvelles orientations pour la photographie de paysage
    - Approche scientifique, conceptuelle et narrative
    - Approche environnementale et œuvres in situ
    - Approche matérielle et plastique


Conclusion : enjeux esthétiques, culturels et écologiques

Ecofictions paysagères :

la fiction verte et ses alternatives

 

Communication présentée lors du séminaire "Images des lieux, dispositifs esthétiques et enjeux politiques",

le 15 janvier 2015 à l'Université Toulouse Jean-Jaurès.

Publié dans HAL (archive ouverte en ligne).

Texte
Sommaire

1. Les lieux de la fiction verte paysagère


  - le concept de fiction verte


  - les lieux de la fiction verte paysagère
       - esthétique : la fiction verte paysagère, un lieu commun
       - aménagement paysager : les espaces verts


  - enjeux esthétiques et politiques de la fiction verte paysagère

 

2. Les lieux de l’écofiction paysagère


  - écofiction et esthétique verte


  - les lieux de l’écofiction paysagère
       - aménagement paysager : l’écologie en pratique
       - esthétique : instauration de nouvelles fictions paysagère


  - enjeux esthétiques et politique de l’écofiction paysagère

 

Praxis du graphisme et écologie :

un engagement au-delà de la fiction verte

Mémoire de Master "Couleur Image Design", mention Arts appliqués, option graphisme,

présenté en septembre 2013 à l'Institut Supérieur Couleur Image Design à Montauban.

Sommaire :

1. Graphisme et discours sur l’écologie : la fiction verte


   - Discours sur l’écologie et graphisme associé

   - La fiction verte

   - Critique de la fiction verte

 

2. Graphisme engagé et praxis du graphisme

 

   - Graphisme et engagement

   - Praxis du graphisme : le travail, l’œuvre et l'action

3. Praxis du graphisme et écologie


   - Intégrer l’écologie dans la praxis graphique

   - Art et écologie : nouvelle vision du monde, esthétique verte

   - Vers de nouvelles poïétiques graphiques

Texte complet :
Œuvre associée :
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